À cet été où je me suis dit que si tous les chemins mènent à Rome,
mais qu’on ne prend jamais le même détour, la route va finir par être longue.
À cet été où j’ai assisté à des spectacles sous la pluie, un spectacle dans la plus grande salle de ma vie (si on compte le mois de mai comme l’été) et d’autres dans les plus simplistes, mais PAS au set surprise des Louanges.
À cet été où j’ai calculé quelle heure il était + 6 de décalage plus de fois que -3 pour une fois.
Où j’ai pris le moins de soleil mais tout de même gardé ma lumière.
Où j’aurais eu le goût que tous ses tattoos me protègent dans les festivals. Que je me tourne pour sentir son parfum, mais surtout sa langue.
Où j’ai recommencé à écouter du violett pi et eu envie de m’acheter un Marc Séguin.
Où j’ai dû assez écouter My Body isn’t Ready de Sombr pour lui garantir une place dans mon Spotify Wrapped 2026, même si c’est un des étés que je me suis le moins inquiété si les gens me trouvaient attirante ou répugnante.
Où j’ai changé de code postal, d’employeur, mais pas de couleur aux prochaines élections.
Cet été où j’avais hâte à l’automne.
Cet été à se demander si j’avais le goût d’un automne remplit de bonne bouffe, d’hockey, de sorties tardives et d’incertitudes, ou de douceur, de musique, de nouveautés (et d’incertitudes). C’est fou que la question se pose, mais la réponse est pas si évidente, étonnamment.