40 saisons ont passé depuis ces premières notes et ces premiers punchs. Le timing fait bien les choses parfois, mais définitivement pas toujours.
Ma vie prenait un virage à 180 degrés cette semaine-là… et c’est là qu’il m’a envoyé une photo de son vol qui décollait sous peu, de retour en coup de vent dans ma ville…
Sauf qu’on n’a pas pu se voir.
J’avais déjà encore plus de mouvements et changements dans ma vie ce weekend-là qu’il ne pouvait s’en douter, donc peut-être que j’exagère et j’en invente d’écrire là-dessus. Mais l’affaire c’est que le simple fait de le savoir là, ça me recentrait, me réconfortait.
Tout va toujours trop vite, pas juste ce weekend-là, mais le temps ralentissait toujours quand on s’écrivait d’une saison à l’autre. Cette fois-ci n’y faisait pas exception.
Son vol de retour était trop tôt, trop vite, trop tout pour nous. Dans un autre univers, ou il y a quelques années, je lui aurais dit de retarder son départ et il aurait dit oui. Dans celui où on se trouvait, il a préféré me réécrire de l’aéroport pour me souhaiter un bon nouveau départ dans le premier jour de mes grands changements de vie. J’ai souris sans me douter que je reverrais son nom apparaitre sur mon écran quelques heures plus tard dans le métro en fin de journée, complètement exténuée mais soudainement apaisée, à lire How was it?
Notre conversation a continué pendant quelques heures, puis quelques jours, pour se terminer deux semaines plus tard en lui souhaitant bonne fête, sans chanson ni bougie souflée, mais avec tous les souvenirs non loin et la certitude que ce n’était pas nos derniers mots.
C’était un baume intangible qu’il prenne encore le temps de m’écrire avant ces moments clés, 40 saisons plus tard. Un baume incomparable de savoir que certaines choses partent, mais l’essentiel restent. Un repère pour me souvenir que si d’autres situations paraissent moins alignées, moins justes, c’est que ça ne sert à rien de forcer les choses.
2016. 40 saisons.
40 saisons ont passé depuis ces premières notes et ces premiers punchs. 40 saisons, ça te change une façon d’écouter. Ça te change de perspective pourquoi une personne restent dans ta vie ou non, pourquoi une chanson revient dans ta playlist On repeat encore et encore. Impressionnant qu’on puisse encore avoir cet air simple, tout sauf anodin, coincé entre nons deux oreilles.
En 2016, je ne sais pas si les Spotify Wraps existaient, mais si oui, ça en faisait assurément partie.
Le timing ne fait pas toujours bien les choses, certaines d’entre elles ont complètement changé. D’autres ont simplement trouvé une nouvelle façon d’exister.
Comme une chanson qui se réinvente, 40 saisons plus tard.