Cet été, c’est l’été où elle a dit « Si une autre personne me dit que je suis une bonne personne, je pense que je le frappe. »
L’été où personne prend les décisions à notre place. L’été où ça suffit d’accepter des demi-réponses ou des mots qui ne veulent rien dire. L’été des cicatrices qui ne semblent pas se refermer, mais des changements qui feront du bien. L’été de la patience et de l’action, ensemble.
L’été dernier, c’était celui du soleil au travers des cheveux au vent, des pêches juteuses et Wild Horses des Rolling Stones en rotation. Ça paraissait doux aux premiers abords, mais c’était aussi l’été des crises de panique silencieuses, de la solitude secrète au Festif et des remises en question sans espoir. L’été de faire accroire à soi-même et aux autres que ça va bien, ou du moins que ça finirait par bien aller, sans savoir si quelqu’un y croyait vraiment.
Y’a eu bien avant ça, pluuusieurs étés plus tôt, l’été des heures nocturnes sur la route, le grand sourire aux lèvres et les yeux qui ne semblaient jamais se fatiguer, des messages textes secrets, de Closer sur repeat. L’été où l’espoir a pris sa plus grande bouffée d’air frais et son plus gros élan possible. L’été du saut en parachute, du tour d’hélicoptère, du vol en montgolfière et du cœur encore plus haut dans les airs.
Cet été c’en est un moins volatile, un été qui se dit que ça peut pu continuer comme ça, de se faire dire que c’est la plus belle des saisons, quand toutes les belles promesses de chaleurs sont inexistentes et qu’il pleut plus souvent qu’autrement.
Un été qui ne se contente plus des regards incendiants et des mots qui se veulent rafraichissants quand ça finit dans la même température ambiante. L’été qu’on va finir par s’expliquer les bons degrés pour chacun, même si ça prend une nouvelle saison pour y arriver.
Si l’été se transforme en première neige, je serai de celles qui font des changements climatiques un dôme où on s’y réfugie.
Ils auront eu raison de nous, une catastrophe naturelle à la fois