Je me souviens encore du moment quand on avait 16 ans, qu’une amie (salut Mariane!) m’avait demandé de faire jouer la chanson qui FESSAIT le plus dans mon iPod et c’est CETTE CHANSON que j’ai fait jouer…
J’aurais pu faire jouer du Simple Plan, et ça aurait plus FESSER que ça.
Ou au moins du Fall Out Boy, à l’époque. C’est sûrement ce que Mariane s’est dit en me tendant ses écouteurs pour me faire écouter la sienne. Me semble que la sienne m’a fait faire le saut tellement ça FESSAIT.
À ma défense, j’avais la portion à 2:28 en tête. If you know you know.
Et à ma défense encore, ça sous-entendait déjà quelque chose que je comprenais pas encore. Cette chanson, je la connaissais grâce à un des premiers gars qui (je ne le savais pas encore, mais) me bouleverserait complètement.
C’était le gars cool de l’école. Le gars mystérieux, un peu ténébreux, qui nous faisait penser à Pete Wentz dans ses meilleures années. C’est sans doute là que mon attirance envers les gars innacessibles a commencé, parce que c’était justement celui que j’avais commencé à présenter comme « mon chum » et que sa mère était la première de ma vie qui m’appelait « ma bru ».
Je ne le savais pas encore, mais ce serait les plus grandes montagnes russes et à l’époque j’étais pas très familière avec les manèges. Les plus grands wagons dans lesquels j’avais embarqués ressemblaient sans doute en un changement d’école ou une foulure à la cheville en cours de danse classique.
C’est ça l’affaire; il m’a pas brisé le coeur de manière spectaculaire. Pas avec une grande déclaration finale. Il m’a brisé le coeur en faisant comme si c’était correct que ça en finisse là. Qu’après tout ce qu’on avait vécu et nous avait éloigné, qu’on s’entendait sur le fait que c’était un point de non-retour.
Qu’il y avait pas de quoi en faire une vague, pas de quoi crier, pas de quoi puncher dans un mur, pas de quoi pleurer, pas de quoi couper les ponts. Qu’on pouvait rester amis, qu’on pouvait dire à nos proches que c’était une décision mutuelle. Qu’on restait en bons termes.
Il avait 17 ans et un tattoo « Stay true » sur ses homoplates, mais y’avait rien de moins vrai que notre fin.
Ce moment qui s’est éternisé a complètement fessé quelque chose plus grand que ce que je pensais. À bien y penser, si on me demandait à ce jour de faire jouer une chanson QUI FESSE, ça serait peut-être encore celle-ci.
Bref, on se voit au Vans Warped Tour pour TRASHER sur cette chanson?