Je bouge pas


Y’avait rien de simple ou de simpliste quand on décidait de s’écrire.

À chacun de nos messages, j’avais l’impression qu’on ajoutait à la bande sonore de notre vie. Comme si chaque mot arrivait avec son propre refrain. Comme si tout comptait, même ce qui avait l’air banal.

Certaines périodes ont été moins glamour depuis. Des périodes qu’on comprend moins, des périodes qu’on se dit que c’est la fin et c’est mieux comme ça. Le pays c’est moi, le village est entre nous deux comme l’autre dit. De mauvaises périodes, peu importe pour qui, peu importe pour quoi.

Un mauvais qu’on finit quand même par écouter jusqu’au bout parce qu’on sait qu’il y a quelque chose en dessous. Parce que certaines personnes restent dans une catégorie à part, insensée, irréelle. 

Mais on sait que c’est juste une période, une saison.

Une saison moins forte, moins claire, moins facile à défendre. Le genre de saison où même les vrais fans doutent un peu, mais restent là parce qu’ils savent que l’histoire n’est pas finie.  

Et comme de fait, on commence une nouvelle saison, les mots s’écrivent et s’envoient sans qu’on y pense vraiment, et j’ai l’impression d’être back au printemps 2017. 

Mais en mieux. 

Mieux, pour les personnes qu’on est, les intentions qu’on a. La longévité et la certitude qu’il y aura toujours ça, malgré tout. Une certitude tranquille qu’il y aura toujours ce lien-là quelque part.

Que malgré les guerres, la politique, la santé, l’économie, la maladie, il y aura toujours ce baume. 

Malgré les mauvaises saisons, les réponses imparfaites, les silences intangibles. Malgré tout ce qui déborde.

Je bouge pas.
Je reste là.
Et toi aussi.

Published by MARYLOUGB

Dis-moi ta chanson préférée. C'est tout ce qui compte pour commencer.

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