La Valérie

J’ai peu de tattoo sur mon corps, mais le premier a été un gros clin d’œil à cette personne.

C’en est gênant d’insinuer que c’est subtil comme référence, puisque c’est littéralement le nom de son deuxième show.

J’avais 17 ans à l’époque : ma mère a dû signer une décharge pour que ça arrive. Props à elle d’avoir choisi le vivre et laisser vivre avant que je comprenne moi-même dans quoi je m’embarquais

Je pensais que je marquais quelque chose de précis, mais je pense que je marquais surtout un moment. Une base. Un souhait. Un rappel.

Non, ce n’était pas Malajube, mais plutôt l’artiste qui m’a fait rendre compte de la magie de Malajube et de la musique. Pas la musique seule, mais ces moments précis, ceux où résonnaient *cue applaudissement, merci [nom-d’une-ville], rentrez bien*. Ces moments qui finissent et qu’on prend le temps une dernière fois d’absorber, entourés d’inconnus.

Celui qui me fait penser à la fois à The Killers, Richard Séguin et Pearl Jam. Les personnes qui sont un mélange de vieux classiques, de chansons québ’ et d’indie des années 2008, ils sont précieux.

Ce genre de personnes là, ça nous rassemble. Les catalyseurs d’émotions dont on a besoin. Ceux qui ajustent subtilement la trajectoire. Ceux qui laissent derrière eux une version de soi qui n’existait pas avant. Ou qui a toujours existée quelque part sans le savoir.

Un de ceux qui ramènent la lumière comme les meilleurs albums le font.
Un qui rassemble tout le monde, tout l’espoir du monde, un gag à la fois.
Un qui fait sourire dans l’époque la plus weird-difficile-pivotante d’une vie.

Ça aurait sans doute pu être quelqu’un d’autre. C’est une question de timing et circonstance, les personnes qui nous marquent le plus. Mais j’ose croire que c’était pas complètement interchangeable et ce l’est toujours pas.

Life hack : trouvez-vous des repères bienveillants, sans malice ni arrière-pensée. Ceux qui persistent sans insister. Sont rares de c’temps-ci, mais ils existent encore.

Une base. Un souhait. Un rappel.
Aux jours meilleurs ou moins meilleurs mais tout aussi importants.

Bref, he’s back.

Il n’est jamais vraiment parti.

Et il est un de ceux qui ne partiront sans doute jamais.
Pas complètement.
Comme si de rien n’était.
Comme si on suivait encore la parade.

Published by MARYLOUGB

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