« Ce jour-là »

Y’a de ces souvenirs qui me frappent et que j’ai aucune idée pourquoi.

Ce statut Facebook me hante chaque année depuis dix ans et c’est sans doute dans les seules phrases complètement random que je me souviens vividement avoir écrite. Et pas parce que je relate spécialement d’une année à l’autre.

Je me souviens encore d’avoir eu envie d’écrire ce statut en sortant du métro de la station Sherbrooke, en route vers mon premier appartement à Montréal que je partageais avec ma soeur, le sentiment du devoir accompli après avoir écrit 3-4 articles ce jour-là sur Narcity. Une grande époque.

Il faisait sûrement plus de 10 degrés, même 15. Le changement d’heures venait de se faire, donc il faisait encore soleil en franchissant les portes du métro.

Le seul élément que je ne me rappelle pas, c’est ce que j’écoutais comme musique à ce moment-là.

Ça pouvait pas être du Mt. Joy puisque je les ai connus en 2017, mais ça aurait été de bons candidats.

Ça pouvait pas être du Loud Lary Ajust puisque j’aurais fait un statut avec beaucoup plus de street cred avec une allusion que j’étais sûrement invitée à une ouverture de resto avec d’autres blogueurs, mais que j’étais vraiment au-dessus de ça.

Ça pouvait pas être du The Cure parce que même si c’est la musique que j’écouterais beau-temps-mauvais-temps, jour et nuit, dans le plaisir ou dans le deuil, ça m’aurait pas inspiré un statut aussi naïf et léger.

J’hésite entre deux choix.

PREMIÈRE OPTION: Dumas

Dumas c’est un des premiers show que j’ai vus à ma première année de cégep et j’ai eu le déclic immédiatement. Je me souviens encore de monter les marches extérieures de l’entrée principale entre l’auditorium Dufour et l’Académie de ballet du Saguenay, avec ma canne à l’époque et mon amie Gabi qui prenait son temps en me demandant quelles chansons j’espérais le plus entendre au show.

Un gars nous dépasse rapidement, grand sourire aux lèvres, et nous dit en se retournant « C’est quoi le show ce soir? ». On lève les yeux vers lui pour lui répondre et aperçoit Dumas lui-même qui riait , juste avant qu’il ouvre la porte et se faufile plus vite que nous vers la salle de spectacle.

S’en est suivi plusieurs spectacles, plusieurs occasions, plusieurs preuves qu’il en est un vrai au coeur pur. À la musique sincère qui berce l’intensité comme l’immensité.

DEUXIÈME OPTION: MGMT.

MGMT. Même si c’est un des seuls groupes de musique que j’aime dire à quel point ils ont été de la marde en spectacle, je sais bien reconnaitre leurs hits.

Je les ai vus à leur passage au FEQ en 2014 (?) alors qu’ils étaient en pleine effervescence de leurs 4 premiers albums, mais particulièrement leur premier. Tout était là pour vivre un moment magique, mais pourtant c’est LE spectacle que j’ai vu dans ma vie que je ne peux pas croire qu’au moins 50% des gens ne seraient pas d’accord avec moi. Et l’autre 50% serait en désaccord simplement parce qu’ils étaient autant défoncés que le groupe sur scène.

Mais j’ai quand même continué à les écouter par après. Parce qu’il y a rien qui crie plus BONHEUR NAÏF dans les années 2005-2015 que MGMT. Y’a rien qui crie plus début vingtaine que MGMT. Y’a rien qui crie plus terrasse-roadtrip-spontanéité-innocence que MGMT.

Et ça résume complètement 2016.

Je ne sais pas ce que j’écoutais il y a dix ans, mais j’ose croire que même si mon niveau de bonheur n’est pas à en faire un statut Facebook, ce que j’écoute aujourd’hui est tout aussi bon, sinon plus.

Published by MARYLOUGB

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