« J’ai quand même envie que tu te rappelles de moi »
Dans quel monde ce serait acceptable de penser qu’une phrase comme celle-là me ferait fondre et donnerait le goût d’en redemander? Sûrement dans celui où je ne dis pas encore assez clairement que j’ai envie qu’on me fasse jouir en s’intéressant à ma personne et pas juste à son petit nombril. Dans celui où on confond intensité et intérêt.
C’est ma psy qui serait pas fière.
Je suis trop romantique pour être casual. J’ai pas envie de me faire dire qu’on va se voir, coucher ensemble jusqu’aux petites heures, aimer ça à en réveiller tous mes voisins, et qu’on se reverra vraisemblablement pu. Même si c’est ce qui risque d’arriver.
Je veux que le désir me traverse, et qu’il s’installe.
J’ai envie qu’on soit intrigués, que tu te dises que c’est peut-être comme ta dernière conquête ou peut-être pas pantoute, que tu sais pas pourquoi, mais tu penses que ça va être encore plus tripant qu’on le pense, qu’on va se découvrir et en vouloir encore plus. Qu’on va vouloir prendre notre temps et aller vite une autre fois. De prendre un jour à la fois mais d’avoir toujours au moins hâte à la nuit et au matin qui suit.
J’ai envie d’y croire même si c’est impossible et voué à l’échec selon les statistiques. Traitez-moi de naïve si vous voulez. Je préfère être naïve que blasée.
Si t’es trop réaliste, à quoi bon.
On se reverra dans une autre vie.