Pour le meilleur et pour le pire de l’insouciance.
Nostalgique du côté enivrant et exaltant d’aller voir le même show plusieurs fois dans un court laps de temps.
Nostalgique de la difficulté à expliquer à ceux qui n’y étaient pas pourquoi c’était important.
Des matins passés en file, des nuits aussi, quand on n’avait pas le choix. Des routes parcourues trop tôt ou trop tard, des kilomètres qui semblaient toujours valoir la peine. Des confessions faites sous l’effet de la fatigue, des insides qui sont restées, des amitiés créées comme perdues.
Nostalgique d’être raquées par les heures passées debout, du peu de sommeil, des temps d’attente assise n’importe où. Des prénoms qu’on connaissait sans vraiment connaître les gens. Des mêmes commandes au A&W peu importe l’heure. Des vitamin water roses. Des Pringles barbecue.
Nostalgique de ces compétitions non écrites avec ces filles qu’on revoyait de ville en ville, et seulement là. Ce mélange de réconfort et de frustration en les croisant. De finir par se suivre sur les réseaux encore des années plus tard, sachant qu’on a plus de points en commun qu’on pensait. Et d’être sincèrement heureuse quand l’une ou l’autre partage une bonne nouvelle.
Nostalgique de planifier mon calendrier selon les tournées, les annonces inattendues, celles qu’on avait espérées et celles qu’on avait été mises au courant en secret.
Aucunement nostalgique des comportements égoïstes et toxiques. Des égos mal placées, du manque de vision et d’empathie. Du manque de confiance en moi pour ne pas oser m’habiller comme je veux, mais plutôt pour fit in dans un moule qu’on pensait nécessaire pour réussir. Qu’il faut être maquillées, délicates et mystérieuses pour être vues et appréciées.
Nostalgique des messages envoyés, reçus et sauvegardés en capture d’écran. Pas nostalgique des virgules analysées, des points d’exclamation comptés, des emojis bien pensés par contre.
Nostalgique malgré tout des promesses jamais accomplies, des moments où la musique devenait secondaire parce que quelque chose se passait dans nos yeux. De la confiance aveugle du sentiment d’appartenir à quelque chose qui vaut la peine d’être écrit et rappelé.
Mais surtout des regards, de loin ou de proche. Des mots qu’on ne comprenait pas et ceux qu’on n’osait pas dire à haute voix, peur de se tromper.
Des heures passées ensemble. Dans le silence comme dans le chaos.
Pour le meilleur et pour le pire de l’insouciance.
Forever, Forever.
*Ce texte n'est en aucun cas lié à l'artiste de cette chanson écoutée en l'écrivant.